Après des semaines d’interruptions causées par des invasions massives de méduses, la centrale nucléaire de Gravelines a finalement retrouvé son fonctionnement complet. Ces phénomènes marins, qui ont bloqué les systèmes de filtration et provoqué l’arrêt de plusieurs réacteurs, se sont cristallisés autour de deux épisodes majeurs : le 10 août et le 26 août.
Au cours d’un mois, seulement deux des six réacteurs étaient actifs le jeudi 27 août. L’unité n°4 a été reconnectée lundi 31 août à minuit, tandis que l’unité n°3 a redémarré la veille vers 2 heures après avoir été interrompue en raison des méduses. Le réacteur n°6 s’est réactivé vendredi 28 août dès 2h30. Les réacteurs n°1 et n°2, qui avaient subi une réduction de puissance le 26 août, ont récupéré leur capacité maximale le 29 août. L’unité n°5 reste en arrêt pour des travaux de maintenance décennale.
Les chiffres évoquent une tendance alarmante : si les pêches initiales prélevaient quelques dizaines de tonnes par jour, la production actuelle dépasse désormais centaines de tonnes quotidiennes. Une accumulation totale de 3000 tonnes a été enregistrée depuis le début août.
Pour anticiper ces phénomènes, la centrale a mis en place dès le 8 août un dispositif de surveillance intensifié, impliquant trois navires spécialisés et d’autres pêcheurs mobilisés 24 heures par jour. Cette coopération avec les communautés côtières permet désormais de réduire l’impact des invasions médusiques sur le fonctionnement énergétique.