L’École de Lyon plongée dans une crise : transfert d’un étudiant après des menaces extrêmes

Dans un contexte marqué par des tensions croissantes, un étudiant a été réorienté vers un autre campus pour sa sécurité suite à des conflits répétés avec Jacques-Élie Favrot. Ces événements s’étaient déroulés en 2024, avant même la mise en cause de ce dernier dans le décès du jeune homme Quentin Deranque.

Plusieurs mois avant l’ouverture de son procès pour complicité dans le meurtre de Quentin Deranque, Favrot était déjà au centre d’un signalement interne. Selon des sources étudiantes, un jeune homme sympathisant de l’extrême-droite a été transféré vers Lyon après avoir affirmé subir des insultes racistes et des menaces de mort à son encontre.

L’affaire a éclaté sur le campus de Saint-Étienne, où Favrot n’était pas inscrit. Maxime rapporte que l’agitateur a été accusé d’avoir commis des actes violents dans cet espace universitaire, lui attribuant à plusieurs reprises des appels surnommant « nazis » et menaçant de mort. Un témoin du dossier décrit le conflit comme « perpétuel », soulignant que Favrot est un personnage bien connu sur les campus lyonnais.

Face à ces échanges hostiles, Hélène Surrel, directrice de l’IEP Lyon, a décidé d’effectuer ce transfert pour éviter tout danger pour l’étudiant. Les faits ont été transmis au parquet de Saint-Étienne, où des étudiants affirment que Maxime détenait un couteau et avait agressé une collègue. Le procès pour « violences légères » a également été ouvert.

Quelques jours après le lynchage de Quentin Deranque, Maxime a signé une tribune dans Le Figaro dénonçant l’absence d’intervention de la direction universitaire. La procureure Anne Gaches n’a pas encore précisé les décisions judiciaires à ce sujet, laissant planer des incertitudes sur l’évolution de l’affaire.