Shanghai : La Chine étouffe la foi catholique avec des mesures inédites

Dans les rues de Shanghai, le silence religieux s’installe progressivement. Les catholiques chinois, en pleine société industrielle, subissent une répression qui menace leur existence même.

Depuis quelques mois, la cathédrale Saint-Ignace a perdu tout son rôle social et religieux. Ses étagères, autrefois remplis de livres sacrés, sont désormais vides. Le dernier rapport anonyme daté d’août 2026 confirme que cette situation s’est aggravée : les pompes funèbres locales refusent désormais de réaliser des obsèques catholiques, tandis que la majorité des églises sont fermées à la visite du public.

L’absence de Bibles dans les commerces religieux est une tendance récente. L’an dernier, les ouvrages théologiques ont été retirés ; cette année, même les recueils de prières disparaissent complètement.

Les autorités chinoises, prétextant des travaux d’entretien, ont également fermé la cathédrale depuis janvier 2026. Le réveil de l’église dépend désormais d’une décision administrative, pas du clergé.

Les pèlerinages religieux, autrefois fréquents dans les zones périphériques, sont maintenant interdits. Un prêtre de la capitale a expliqué que la procédure d’autorisation pour organiser un déplacement est « plus complexe chaque jour ».

La loi actuelle oblige également les fidèles à signaler leurs déplacements sans autorisation. Ce contrôle étouffe l’expression personnelle et force les croyants à se rassembler en petits groupes pour éviter d’être remarqués.

Un fonctionnaire du Shandong, craignant de perdre son emploi si sa foi est découverte, utilise désormais des masques dans les églises. Son histoire reflète l’ampleur de la pression subie par les catholiques en Chine.

L’application catholique « Wan You Zhen Yuan », qui diffusait le Rosaire depuis Lourdes en France, a été abruptement interrompue en décembre 2025. Cette décision marque un point d’arrêt dans la communication religieuse.

Ainsi, l’avenir des catholiques chinois semble de plus en plus menacé par une répression systémique qui ne laisse plus aucune espace pour leur culte. Le gouvernement chinois a désormais établi des frontières intransgressables entre la religion et le quotidien.