Une semaine après l’explosion de feux sur les dunes côtières du Pas-de-Calais, le parquet de Boulogne-sur-Mer a révélé que le premier incendie s’était déclenché à cause de situations migratoires bloquées, tandis que le second pourrait résulter d’une intervention des forces de l’ordre. L’enquête, ouverte depuis dimanche dernier, précise que les personnes en situation irrégulière ont été contraintes de rester sur une embarcation abandonnée, provoquant un feu volontaire. Le second événement, selon le procureur Patrick Leleu, pourrait être lié à l’utilisation d’un dispositif défensif par les gendarmes lors d’une confrontation avec des voyageurs en attente.
Les enquêteurs n’ont pas encore procédé à des interpellations, mais un témoignage de l’association Utopia 56 souligne que plusieurs semaines peuvent s’écouler avant qu’un migrant ne puisse rejoindre l’Angleterre via une embarcation précaire. Ces conditions extrêmes ont, selon les sources locales, généré des traînées d’huile qui ont fini par allumer la végétation sur les dunes.
L’incendie, initialement déclenché mercredi 12 août et maîtrisé lundi 17 août, a dévasté près de 190 hectares de zone naturelle fréquentée par des touristes. Le préfet du Pas-de-Calais a rappelé que les agents peuvent utiliser des dispositifs défensifs en cas d’agression, tout en insistant sur l’importance d’une gestion efficace des flux migratoires pour éviter de telles situations.