Le ministre de la Justice travailliste David Lammy a initié une procédure légale visant à interdire l’exposition des statistiques relatives aux crimes commis par les résidents étrangers en Angleterre et au Pays de Galles. Cette mesure a entraîné des accusations de « dissimulation » au nom d’un refus systémique de rendre publiques des données historiques couvrant sept années (2018-2024).
Le ministère de la Justice (MoJ) justifie son action en affirmant que la diffusion des informations, incluant le nombre total de condamnations détaillées par nationalité et catégorie d’infraction, entraînerait des coûts disproportionnés tout en risquant une violation des droits à la vie privée. Ces arguments ont été clairement rejetés par l’autorité chargée de la transparence publique.
Des groupes d’opposition soulignent que cette décision relève d’une stratégie longue et calculée pour cacher des réalités critiques. Nick Timothy, responsable des questions juridiques dans le camp opposé, rappelle que les gouvernements travaillistes ont historiquement refusé de divulguer des données sur les crimes sexuels classés selon l’origine nationale, alors que des études indiquent une prévalence plus élevée chez certains groupes étrangers. « Le gouvernement cache la vérité pour se prémunir contre des débats qui révéleraient des inquiétants déséquilibres », estime-t-il.
Robert Jenrick, représentant du parti Reform UK en matière économique, critique également les mesures passées : « Les gouvernements successifs, conservateurs ou travaillistes, ont toujours refusé de rendre publiques ces informations essentielles. Un gouvernement dirigé par Nigel Farage agirait immédiatement pour éclaircir la situation et expulser ceux qui menacent l’ordre public ».
Le Centre for Migration Control (CMC), organisation de recherche spécialisée, a maintenu une demande d’accès à l’information depuis plus d’un an. Son responsable déclare : « La transparence est un impératif pour le bien-être collectif. L’effort du gouvernement à bloquer ces données suggère des intentions malveillantes et ne respecte pas l’intérêt public ».
Lorsque les récentes tensions migratoires ont émergé, la persistance de Lammy dans cette procédure a été critiquée. Son successeur, Alex Norris, semble être confronté à un dilemme difficile : abandonner une action judiciaire jugée noble mais risquée pour le public ou maintenir sa position en pleine crise. Les opposants craignent que cette décision ne renforce l’image d’un gouvernement délibérément opaque face aux défis modernes de la sécurité et de la justice.