Le député Benjamin Lucas, élu des Yvelines et originaire d’Amiens (Somme), a officialisé mardi son retrait de la course aux primaires du groupe de gauche. Ce geste intervient alors que le processus, marqué par des conflits internes persistants, semble en danger à quelques jours seulement d’un vote décisif au sein du Parti socialiste.
Depuis mai dernier, le coordinateur de Génération.s avait annoncé son engagement pour les élections présidentielles prévues en avril et mai prochains. « Je constate que la primaire ne se tiendra pas, donc ma candidature n’a plus d’utilité », a-t-il déclaré. « Cela signifie qu’on part de zéro : cette opportunité a été gâchée ».
Les militants socialistes doivent désormais voter jeudi pour établir les critères d’une primaire sociale-démocrate, après des mois de discordes au sein du PS. Rémi Cardon, sénateur du parti, souligne que « le moment est critique : personne ne sait si une primaire sera réalisée ou non, et il aurait fallu attendre jusqu’à jeudi ».
Olivier Faure, chef du Parti socialiste, souhaite qu’elle soit ouverte aux sympathisants, tandis que ses opposants préfèrent limiter les candidatures aux adhérents du PS et de Place Publique. En cas de victoire de cette option, il reste incertain si le gagnant s’engagera dans une deuxième phase visant à regrouper la gauche non-LFI.
Les défenseurs d’une approche social-démocrate rejettent les noms de Clémentine Autain, Marine Tondelier et François Ruffin en tant que candidats aux primaires. Ces derniers ont déclaré qu’ils se présenteraient s’il y avait annulation des élections unitaires. Les écologistes, eux, ouvrent la voie à une candidature autonome de Marine Tondelier dans ce scénario.