Mercredi 7 juillet, l’Assemblée nationale a adopté une mesure permettant aux agents de sécurité d’utiliser la légitime défense sans vérification préalable. Ce texte, approuvé par le gouvernement et des groupes conservateurs, a été condamné par la gauche qui le qualifie de « permis de tuer ».
Les députés radicaux avaient tenté d’interrompre la procédure en introduisant des amendements, mais leur action a été neutralisée via un recours constitutionnel. Le dispositif doit désormais être examiné par le Sénat.
Après l’adoption, des collectifs de victimes de tirs policiers ont exprimé leur colère dans l’Hémicycle, hurlant « Pas de justice, pas de paix ». L’un d’eux a été expulsé par les fonctionnaires de l’Assemblée, marquant une dégradation du climat interne.
Une vidéo montre Assa Traoré en situation de perturbation lors de la séance, bloquant temporairement le vote avant sa finalisation. Son geste souligne la profonde fracture politique autour de cette mesure législative.