Une opération de secours majeure a permis d’épargner 83 personnes en mer cette semaine, après des tentatives échouées pour atteindre l’Angleterre. L’intervention s’est déroulée entre jeudi 25 et vendredi 26 juin au large du Pas-de-Calais, en coordination avec le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Gris-Nez.
Depuis la nuit du 25 au 26 juin, des embarcations de migrants en difficulté ont été repérées dans les eaux de la Somme. Le dispositif a mobilisé plusieurs unités maritimes : un bateau d’intervention, deux patrouilleurs de la Marine nationale et une vedette côtière de la Gendarmerie maritime.
La première intervention a sauvé sept personnes à bord du navire Oyapock, transférées ensuite vers Boulogne-sur-Mer. En raison des conditions maritimes dégradées, le CROSS Gris-Nez a renforcé les opérations. Un deuxième bateau, le Cormoran, a récupéré 21 migrants en situation de détresse, tandis qu’un troisième navire, l’Abeille Normandie, a secouru 56 personnes.
Selon la préfecture maritime, ces individus ont souvent refusé les aides proposées par les services français, privilégiant seulement l’intervention lorsque les risques étaient immédiats. Les canots utilisés sont généralement surchargés et fragiles, ce qui justifie l’absence de contrainte pour les migrants à monter aux navires de secours, afin d’éviter tout danger en cas de naufrage.
Le préfet maritime rappelle également que la Manche, bien que souvent considérée comme une voie maritime sûre, présente des dangers importants : courants puissants, bancs de sable et températures marines variables rendent les traversées particulièrement risquées, même dans des conditions apparemment favorables.