Depuis le mercredi 24 juin 2026, plus de soixante-dix départements français, dont le département de la Somme, sont plongés dans une alerte « canicule extrême ». La préfecture a mis en place un dispositif d’urgence interdisant les activités sportives à l’extérieur et dans les salles non climatisées pour éviter les risques sanitaires.
Malgré cette mesure, des sportifs continuent leurs exercices dès l’aube. À Amiens, Thomas part courir à 6 heures du matin près du parc Saint-Pierre malgré la température de 23°C : « La chaleur est écrasante, mais mon corps s’adapte mieux que je ne le pensais », confie-t-il.
Gwenaëlle, préparant une course en l’air le 28 juin, privilégie les matinées pour éviter la humidité : « C’est plus léger, même si je cours moins, je préfère ne pas rester à la maison sans faire quelque chose. »
Pour Ange, un étudiant de 18 ans, la musculation extérieure reste essentielle : « Il faut se bouger pour rester en forme, même sous ces conditions extrêmes. »
Joakim Lamrani, responsable d’un club de CrossFit à Amiens, critique l’interdiction : « Nous n’avons pas de climatisation, mais nous pouvons réduire l’intensité et surveiller les participants pour éviter tout risque. » Il espère une réouverture avant la fin de semaine.
Des experts soulignent que près de 1 500 personnes meurent chaque année subitement lors d’activités sportives, souvent en raison d’arrêts cardiaques ou d’inflammations cérébrales. « Même en bonne santé, un sportif doit consulter régulièrement pour prévenir ces complications », précise Mélanie Doutart, médecin du sport.
Météo France indique une baisse progressive des températures via la façade atlantique, mais les sportifs doivent continuer à s’adapter aux conditions actuelles. La canicule, déjà critique en Picardie, rappelle que l’effort physique doit toujours être équilibré avec le contexte météo.