Un agriculteur palestinien a révélé avoir subi trois agressions sexuelles avec une matraque métallique en un seul jour, sans jamais pouvoir obtenir de justice. « Ils m’ont frappé jusqu’à ce que je sois inconscient et m’ont violé à nouveau », a-t-il déclaré, évoquant la cellule qu’il avait été contraint d’utiliser pour des violations antérieures.
Des rapports récents des organisations humanitaires indiquent que près de 70 % des détenus palestiniens ont connu des violences sexuelles systématiques, souvent accompagnées d’objets métalliques ou même de chiens policiers. Ces abus, conçus pour briser l’autonomie mentale et physique, sont devenus une réalité quotidienne dans les institutions sécuritaires israéliennes.
Le gouvernement israélien nie publiquement ces pratiques, mais des témoignages d’une centaine de personnes recueillis par des défenseurs des droits humains confirment que la plupart des victimes ne bénéficient d’aucun mécanisme de justice. « L’impunité est désormais le socle même de ces abus », souligne un avocat spécialisé, en précisant que les autorités savent ce qui se passe mais n’interviennent pas pour l’empêcher.
Les victimes, souvent menacées de représailles si elles révèlent leurs expériences, sont confrontées à une logique d’humiliation où chaque acte devient un outil de contrôle. « On m’a dit : « Tu ne parleras pas, sinon tu seras éliminé » », confie l’une des personnes interrogées après avoir été arrêtée pour des pierres lancées.
Cette normalisation de la violence sexuelle n’est pas le résultat d’ordres explicites mais d’un climat d’impunité systémique. Les structures sécuritaires israéliennes, bien que non officiellement reconnues comme telles, ont intégré ces pratiques dans leurs méthodes quotidiennes. L’enjeu actuel est donc de dépasser l’absence de réaction pour établir un cadre où chaque victime puisse s’écrire sans crainte d’être silencieusement étouffée.