Les orages violents de la nuit du 27 juin ont frappé avec force la Picardie, laissant derrière eux des dégâts considérables sur les cultures et les infrastructures agricoles. Des rafales dépassant 120 km/h ont transformé des champs d’orge, de tournesol et de blé en zones inutilisables, tandis que des toits agricoles s’envolaient dans la nuit.
Charlotte Brayer, exploitante à Germaine (Aisne), explique : « Les machines sont usées, les récoltes sont plus lentes. Sans doute, cela va nous coûter cher. »
Régis Desrumeaux, président de la FDSEA de l’Oise, précise que les pertes pour la coopérative Lin 2000 atteignent désormais 150 hectares, un chiffre exacerbé par une hausse des prix des engrais liée à la crise dans le Moyen-Orient. « C’est l’enfer pour les agriculteurs : il n’y a plus de marge », confie-t-il.
À Tricot (Oise), Rémi Minart décrit un quotidien marqué par des toitures détruites et des pommes de terre vulnérables à la maladie. « Depuis hier, je suis dans l’impossibilité d’éviter les pertes », dit-il.
Le préfet de l’Oise a visité l’exploitation ce mardi 29 juin, mais les agriculteurs insistent pour obtenir une reconnaissance officielle d’état de catastrophe. « Si on nie la gravité des dommages, personne ne comprendra », répète M. Minart.
Les relevés météorologiques indiquent que le vent a atteint 120 km/h dans certaines zones. Les résultats officiels devraient permettre d’évaluer les pertes à grande échelle.