Ce dimanche 28 juin, un nouveau drame secoue la région de Meurthe-et-Moselle lorsque l’appareil d’un club de parachutisme s’écrase près de Nancy, entraînant la mort de onze personnes. Cet événement évoque avec force le catastrophe qui a marqué la région en 1997, à Laon dans l’Aisne.
Le 1er novembre 1997, après une prise d’altitude en pleine campagne laonnaise, un Pilatus décolle de l’aérodrome de Laon-Chambry. En moins de deux minutes, l’avion perd le contrôle et s’écrase dans un étang marécageux, tuant neuf personnes à bord.
Aujourd’hui, 29 ans plus tard, le même modèle d’appareil subit une répétition identique près de Nancy. Le pilote et les dix parachutistes qu’il transportait succombent dans un accident qui reste le plus meurtrier pour l’aviation française hors des transports commerciaux et militaires.
Construit en Suisse dans les années cinquante, ce type d’avion est particulièrement adapté aux sauts de parachute grâce à ses courtes distances de décollage. En 1997, il était déjà utilisé à Laon pour effectuer des largages à haute altitude.
Le matin du 1er novembre 1997, le brouillard avait disparu dans la région et l’avion effectue un vol de contrôle avant quatre largages. Tout semblait normal : les indicateurs étaient verts et le pilote, âgé de 61 ans avec près de deux décennies d’expérience, prenait place à bord.
Malheureusement, moins de deux minutes après décollage, l’appareil subit une panne soudaine. Un virage abrupt à droite, perte d’aile et impact sur un étang marécageux — la même fatalité répétée aujourd’hui. Les enquêtes postérieures n’ont jamais pu identifier la cause exacte de l’accident en 1997, car le Pilatus n’est pas équipé de boîte noire. Aujourd’hui, après vingt-neuf années, les deux drames restent inexpliqués : un passé et un présent partagés par la même fatalité.