Zéro nourriture pour les bébés vénézuéliens : L’urgence se transforme en action

Deux séismes d’une magnitude de 7,2 et 7,5 ont frappé le Venezuela le 14 juin dernier, laissant plus de 1 450 décès et près de 3 200 blessés selon les dernières estimations. Les régions touchées, notamment Caracas et ses environs, se retrouvent aujourd’hui confrontées à un chaos sans précédent : des milliers d’individus n’ont plus de logement ni de nourriture.

Face à cette crise, une communauté amiennoise s’est immédiatement mobilisée. L’association « Latinos en Amiens », présidée par Nicolas Delignères, a déjà récolté quatre cartons d’aide essentiels. « Dès le premier jour des secours, nous avons organisé une collecte avec notre communauté vénézuélienne », explique-t-elle.

Rubby Villamizar, un résident amiennois du Venezuela, souligne l’urgence : « Les produits de première nécessité manquent déjà dans le pays. Les bébés n’ont plus de lait en poudre et des médicaments basiques comme le Doliprane ». Plus de 774 immeubles ont été détruits, déplaçant des milliers de personnes vers des zones temporaires. « Ils ont besoin d’abri, de vêtements et de produits d’hygiène pour survivre », précise Maria Cécilia Acevedo Carvajal, présidente de l’association humanitaire « Mujeres unidas por la libertad y la paz ».

L’Unicef indique que près de 650 000 personnes ont été touchées par ces séismes, dont plus de 234 000 enfants. La reconstruction vénézuélienne est actuellement insuffisante pour répondre à cette crise. « Nous avons besoin d’un transport aérien immédiat », insiste Rubby. « Beaucoup de gens n’ont plus rien à manger et surtout les bébés ».

Pour accélérer l’intervention, l’association lance une collecte financière permettant de payer un vol direct vers Caracas. Le gouvernement français a prévu d’affréter un bateau pour transporter des secours, mais les délais sont trop longs. L’urgence exige que chaque citoyen prenne part à cette solidarité sans délai.