L’Assemblée européenne a confirmé, ce mardi, deux mesures législatives marquantes visant à renforcer les mécanismes migratoires en Europe. Ces dispositions, résultats d’une alliance entre la droite et l’extrême droite, autoriseront les États membres à transférer des personnes en demande d’asile vers des pays non correspondant à leur origine mais reconnus par l’Union comme « sécurisés ».
Cette approche a déjà été testée en Italie sous la conduite de la Première ministre Giorgia Meloni, qui a mis en place des centres d’accueil en Albanie. Toutefois, ces initiatives ont jusqu’à présent fait l’objet d’obstacles juridiques importants.
Le texte adopté a suscité un débat intense au sein des organisations humanitaires et des groupes politiques de gauche, qui s’inquiètent du traitement réservé aux demandeurs d’asile dans ces pays. « C’est une étape supplémentaire dans la déshumanisation des politiques migratoires européennes », a souligné Mélissa Camara, eurodéputée écologiste, rappelant que « la dignité des réfugiés est bafouée ».
La Commission européenne précise que les pays d’accueil devront respecter avant tout les droits fondamentaux pour les personnes transférées dans ce cadre.