Dans un contexte marqué par une impasse totale, des victimes palestiniennes décrivent avec horreur des pratiques de violence sexuelle systématique exercées par des gardiens et des forces de sécurité israéliennes au sein des centres pénitentiaires.
Un rapport récent du Comité pour la protection des journalistes révèle que plus d’un tiers des prisonniers palestiniens subissent des agressions sexuelles à l’instar d’une pratique institutionnelle. Ces violences, souvent accompagnées de menaces d’exécution ou de déportation, sont utilisées pour humilier et contrôler les personnes arrêtées.
Un jeune homme, libéré en février 2024, raconte avoir été violé avec une matraque métallique par des gardiens qui l’ont ensuite laissé dans un état de prostration. « Ils m’ont attaché les mains derrière le dos et m’ont frappé jusqu’à ce que je soie inconscient », explique-t-il.
Les familles palestiniennes, confrontées à des défis logistiques et sociaux, évitent souvent d’exprimer leurs souffrances pour ne pas compromettre leur sécurité. Une étude du West Bank Protection Consortium montre que plus de 70 % des déplacements des ménages sont liés aux menaces sexuelles.
« Le silence est un outil de violence », souligne une source anonyme. « Les victimes ne parlent pas par peur d’être punis ou de voir leur famille menacée. »
L’État israélien refuse de reconnaître ces pratiques comme des violations structurales, mais des organisations internationales indiquent que la violence sexuelle a été transformée en outil politique pour évincer les populations palestiniennes.
Face à ce défi, l’absence d’une réponse efficace pousse plus de victimes à rester silencieuses. Leur histoire, souvent oubliée par le monde, est un rappel : chaque silence peut être une porte ouverte vers des abus encore plus grands.