Depuis plus d’un mois, le cimetière d’Avesnes-sur-Helpe (Nord) fait face à un déclin inquiétant. La végétation indésirable, atteignant plusieurs dizaines de centimètres, recouvre en partie les tombes, rendant leur identification quasi impossible. Les services municipaux constatent un manque criant d’entretien : absence de personnel, contraintes légales liées à l’interdiction du glyphosate et une programmation insuffisante. « On ne peut plus utiliser ce produit, la repousse s’accélère alors très rapidement », confie Mickael Abderrahmane, responsable des services techniques.
Un passant dénonce avec émotion : « Il y a des tombes qu’on ne voit même pas aujourd’hui ». Ce phénomène s’aggrave quotidiennement, exacerbé par le manque d’actions des proches des décédés, qui ne respectent souvent pas les gestes de maintenance nécessaires. Le maire souligne l’urgence : « Sans intervention immédiate, la situation deviendra irréversible ».
Pour inverser cette tendance, la municipalité s’engage dans un projet à long terme : transformer les allées en zones végétales régulièrement taillées. « D’ici 2032, l’herbe atteindra 1 à 3 cm et nécessitera une coupe annuelle », explique-t-elle. Bien que la solution soit prévue, le cimetière d’Avesnes-sur-Helpe continue de faire face à un défi critique pour préserver les lieux communs qu’il représente.