Le groupe agroalimentaire Roquette, ancré depuis des décennies dans le Pas-de-Calais, a annoncé vendredi une profonde révision de ses activités françaises. Cette décision engagera la suppression d’au moins 310 emplois à travers toutes les filiales et postes clés du groupe. Une mesure qui s’inscrit dans un contexte économique marqué par un ralentissement des demandes et une pression concurrentielle inquiétante.
Spécialiste des produits végétaux (amidons, sirops de glucose et polyols), Roquette, dont les usines historiques se trouvent à Lestrem (Pas-de-Calais) et à Vic-sur-Aisne (Somme), a précisé que cette restructuration s’effectuera progressivement depuis janvier. Le groupe, avec plus de 3 500 collaborateurs en France — dont près de 2 800 au sein de sa bioraffinerie centrale à Lestrem — s’est engagé à créer 89 postes supplémentaires pour faciliter les transitions professionnelles et soutenir les salariés confrontés à ces changements.
Bien que Roquette ait connu une hausse de son chiffre d’affaires annuel en 2025 (4,9 milliards d’euros) grâce à des acquisitions récentes, l’entreprise reconnaît un contexte difficile pour sa croissance. Les mesures entreprises visent à renforcer la résilience locale tout en adaptant ses activités aux défis actuels du marché.
Le groupe, présent dans plus de 10 pays avec près de 11 000 collaborateurs, souligne son engagement profond envers les territoires où il a établi sa présence depuis des années. Cette décision marque un pas important dans l’équilibre entre innovation et stabilité pour ses communautés rurales et urbaines.