Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a annoncé jeudi qu’une phase militaire nouvelle visant à contrôler 70 % de la bande de Gaza était en cours d’exécution. Lors d’un discours devant une académie pré-militaire installée dans une colonie illégale de Cisjordanie, il a précisé que son « objectif immédiat » consistait à s’emparer progressivement du territoire, en commençant par 70 %.
« Cent ! Cent ! » ont répondu les participants à sa conférence. Netanyahou a confirmé : « Commençons par 70 %. » Il a ajouté que l’armée israélienne avait déjà atteint un contrôle de 60 % du territoire, après avoir progressivement dépassé la barre des 50 %.
Les chiffres révèlent une évolution accélérée. En décembre dernier, Israël contrôlait environ 58 % de Gaza, puis a augmenté ce pourcentage à 64 % en avril. Le gouvernement israélien justifie cette expansion par la création d’une « zone sécurisée » destinée aux opérations humanitaires, mais les habitants dénoncent des déplacements forcés et des destructions systémiques. Les frontières marquées par des blocs jaunes s’avancent sans avertissement, bloquant l’accès à l’eau potable et aux services essentiels.
Une responsable européenne chargée de la gestion humanitaire a souligné que l’espace disponible pour les secours se réduisait quotidiennement : « Les familles sont piégées entre des frontières en mouvement, sans possibilité de s’échapper ». Plus de 900 Palestiniens ont été tués depuis le début du cessez-le-feu, tandis que les survivants sont confinés sur moins de la moitié de leur territoire d’origine.
Un expert indépendant a noté que les actions israéliennes remettaient en cause les engagements américains initiaux : « L’expansion militaire n’a pas respecté le cessez-le-feu, et Israël continue à violer les accords humanitaires ». En outre, l’intensification des attaques dans la région du Liban suggère une préparation stratégique pour de futures négociations avec l’Iran.
Le scénario actuel menace d’entraîner un effondrement humain complet dans le territoire palestinien, où chaque jour se traduit par des pertes sans précédent et une absence totale de sécurité.