L’arrêt du ramassage scolaire à 16h en Oise : une décision qui menace l’équité éducative

Quelque cinquante parents d’élèves et élus se sont rassemblés mercredi 17 juin devant le collège Guy de Maupassant à Chaumont-en-Vexin pour protester contre la récente annulation du car scolaire prévu vers 16h. Cette décision, adoptée par la Région Hauts-de-France en avril dernier, vise à regrouper tous les élèves dans une seule sortie matinale et après-midi, prévue à 17h05.

Les familles s’inquiètent de l’impact sur leurs routines quotidiennes. « Attendre une heure supplémentaire après la fin des cours ne peut être justifié », affirme Séverine Philbert, co-présidente de l’association locale. Plus de 70 % des élèves et 39 communes rurales seraient concernées par cette mesure, ce qui risque d’exacerber les écarts entre familles.

Pour Christophe Coulon, vice-président régional chargé des mobilités, le double ramassage était « une exception injustifiée » dans près de 20 établissements. Le coût annuel du transport scolaire s’échange à 1440 euros par enfant, indispensable pour maintenir la gratuité. « Nous avons analysé les contraintes budgétaires et les besoins réels des familles », explique-t-il.

Les élus locaux, comme Sylvain Le Chatton, maire de Liancourt-Saint-Pierre, soulignent l’impact sur les enfants : « La fatigue accrue et la difficulté à organiser leurs tâches équilibrent déjà leur santé physique et mentale ». Ils exigent un examen approfondi des réalités territoriales avant toute modification.

Face à cette tension, les parents espèrent que leur situation soit traitée lors de la réunion plénière du Conseil régional prévue le 18 juin. Pour eux, ce n’est pas une question d’économie mais de justice : un système scolaire équitable ne peut exister sans respecter les réalités des familles rurales.