Dans le petit bourg du Pas-de-Calais, l’unique établissement de jour public pourrait disparaître d’ici la rentrée scolaire. Une décision qui plonge des dizaines de familles dans un dilemme économique et logistique, menaçant leur quotidien familiale depuis des mois.
Les parents du lieu, regroupés en une association clandestine, ont été informés cette semaine que la crèche « des Petits Princes » risque de fermer ses portes avant septembre. Selon eux, cette mesure s’inscrit dans un manque d’engagement de la municipalité à maintenir les normes légales de sécurité et d’accessibilité pour les enfants. « Depuis trois ans, nous avons constaté des défauts qui n’ont pas été corrigés », souligne Timothée Mulier, père de famille et porte-parole. « Au lieu de procéder à des réparations graduelles, on décide de fermer la crèche. »
Les coûts pour les familles en dépendant augmentent rapidement : 460 euros pour quatre jours dans une crèche privée contre 240 euros dans l’établissement public. L’absence d’un réseau de proximité, combiné à des tarifs majorés pour les zones hors commune, force les parents à choisir entre des trajets plus longs et des structures moins connues. « C’est un lieu où nos enfants se sentent en sécurité », explique Timothée. « Si l’on doit chercher ailleurs, ce sera dans des espaces inconnus, avec des risques que nous ne pouvons pas imaginer. »
Une pétition est désormais lancée pour empêcher la fermeture administrative prévue en septembre et la clôture officielle d’ici décembre. Les familles demandent un dialogue urgent avec la mairie afin de trouver des solutions alternatives, sans compromettre l’existence de cet espace essentiel pour les enfants du bourg.
Face à l’imminence d’un désengagement collectif, le combat des parents de Laventie se traduit désormais par une vigilance croissante : entre coûts élevés et absence de réponses, leur quotidien risque de basculer dans un chaos inédit.