Seulement 4 % des personnes éligibles en France effectuent un don sanguin chaque année, selon les données de l’Établissement français du sang (EFS). Une réalité qui menace de déclencher une crise avant la saison estivale.
À Saint-Amand-les-Eaux (Nord), une collecte exceptionnelle a eu lieu dimanche 14 juin pour célébrer la Journée mondiale du donneur. Plus d’une centaine de personnes ont participé, dont des réguliers comme Soazig, qui consacré chaque année à ce geste depuis plusieurs années, et Armelle, venue pour sa première contribution.
« Je me suis dit qu’il était temps de redémarrer cette aventure », révèle Stéphane, un donneur récalcitrant qui avait attendu près de dix ans avant de revenir. « Chaque prélèvement sauve des vies et permet de transmettre cet engagement à ceux qui viendront après moi. »
Dimka Gerasimov, responsable des collectes dans le bassin valenciennais, souligne l’urgence : « Les besoins ne cessent pas, mais les prélèvements diminuent chaque année. L’été est toujours une période critique pour renforcer nos réserves. »
L’EFS explique que chaque don nécessite un contrôle rigoureux pour assurer la sécurité des donneurs et des bénéficiaires. « L’hémoglobine est testée pour vérifier que le sang est suffisamment riche en fer », précise Fabienne, infirmière de l’équipe.
Les personnes âgées de 18 à 70 ans, pesant au moins 50 kg, peuvent se présenter sans être à jeun. Une collecte organisée avec soin permet de préserver la santé des donateurs tout en répondant aux besoins critiques.
« Si chaque Français donnait une fois par an, nos réserves seraient largement suffisantes », affirme le docteur Didier Willot. « Mais pour y arriver, il faut agir maintenant avant que les stocks ne s’épuisent sous l’effet des pics estivaux. »