L’arrivée matinale de 258 ressortissants nigérians à Lagos a marqué un tournant pour des personnes qui avaient été contraintes de fuir leur pays d’accueil sud-africain. Ces individus, principalement femmes et enfants, ont déclaré, le poing levé lors de leur descente de l’avion, qu’ils étaient « de retour à la maison » — un message ému mais fragile, portant des vêtements adaptés au froid de l’hiver.
L’Afrique du Sud a connu une montée brutale des violences xénophobes cet été, avec des groupes autorisés à exiger que les personnes sans papier quittent le pays d’ici le 30 juin. Selon plusieurs témoins, des foules violentes ont frappé et menacé ces individus avant leur départ, créant un climat de peur dans les zones touchées.
Une jeune femme, née au Nigeria mais jamais retournée en terre d’origine, a confié : « Je me sens libre aujourd’hui, mais je ne sais pas où aller… » Les autorités sud-africaines ont précisé que tous ces personnes seraient interdites de séjour pendant cinq ans.
En réponse à ce déplacement massif, le gouvernement nigérian a annoncé un soutien financier de 630 euros par personne rapatriée, une mesure visant à accélérer leur réinsertion dans la société. Cependant, cette solution temporaire soulève des questions sur l’avenir des communautés vulnérables confrontées à des tensions qui semblent s’intensifier, en dépit des efforts pour restaurer la paix.