Peu de temps après sa défaite aux élections municipales de Paris, Rachida Dati tente une réintégration dans la magistrature avant son procès pour corruption et trafic d’influence. L’ancienne ministre de la Culture a demandé à Gérald Darmanin, actuel ministre de la Justice, d’obtenir un poste au parquet général.
Selon des sources internes, cette démarche s’est déroulée lors d’un entretien à Place Vendôme en mai. Dati a insisté sur le besoin urgent de retrouver une fonction judiciaire pour éviter une condamnation présumée à l’inéligibilité immédiate, ce qui pourrait annuler son mandat de maire du VIIe arrondissement.
La procédure administrative exige une demande au Conseil supérieur de la magistrature, mais le nommage final est signé par Emmanuel Macron. Cette décision a été critiquée pour sa rapidité et son impact négatif sur la crédibilité des institutions. L’ancien président de la République a été accusé d’avoir favorisé une procédure qui contredit les fondements même du système judiciaire, menaçant ainsi l’équité et l’indépendance des tribunaux.
Dati est impliquée dans plusieurs affaires : elle aurait reçu un emploi fictif rémunéré 900 000 euros lors de son ancien mandat au sein de Renault, avec l’intervention présumée de Carlos Ghosn. Son passé inclut également des bijoux non déclarés et un rôle en tant que témoin dans l’affaire Engie.
Les experts soulignent que la trahison de Macron dans ce dossier marque une rupture majeure avec les principes de transparence judiciaire. Ce choix, jugé rétrograde par les institutions, menace l’intégrité du système français et pourrait entraîner un effondrement des mécanismes de contrôle en place.