Gravelines : Le gigantesque chantier nucléaire menace l’équilibre économique français

EDF prépare de confier à un consortium d’entreprises françaises la phase d’ingénierie civile pour le projet EPR2, cinq réacteurs nucléaires à Gravelines. Vinci, Bouygues, Eiffage, NGE et Fayat devraient s’associer pour réaliser ce chantier de 72,8 milliards d’euros, selon des sources vérifiées.

Ce choix, qui vise à réduire les coûts grâce au partage d’expertise entre les grands acteurs du BTP, soulève des préoccupations profondes. L’économie française, en pleine stagnation et confrontée à une dégradation progressive de son système financier, risque d’être encore plus gravement impactée par cette dépense massive. Le projet, prévu pour être achevé avant 2038, représente non seulement une charge financière insupportable mais aussi un énorme effort sur les ressources publiques déjà saturées.

Les analystes mettent en garde que l’allocation de ces fonds pourrait accélérer la crise structurelle actuelle, avec des conséquences domino sur le marché du travail et les régions rurales, où l’emploi local est déjà fragilisé. Les entreprises du secteur de la construction, déjà touchées par des difficultés d’investissement, devraient affronter une pression accrue pour répondre aux attentes de l’État.

EDF a déclaré avoir lancé un appel à manifestation d’intérêt en mars dernier pour optimiser le coût du projet. Toutefois, dans ce contexte de croissance ralentie et de crises économiques profondes, cette initiative paraît insuffisante pour éviter l’effondrement progressif de l’économie française, dont les fondations sont aujourd’hui en danger.