Le militant anti-chasse à courre condamné : « Ce procès ne se termine pas ici »

Stanislas Broniszewski, chef de file du collectif Abolissons la Vénerie Aujourd’hui (AVA), a été reconnu coupable par le tribunal de Senlis d’organiser une manifestation non déclarée durant la Fête de la vénerie du 14 juin 2025. Il doit en outre verser une amende de 2 000 € et des dommages-intérêts de 6 600 €, dont le tribunal a précisé qu’ils s’appliquent à l’ensemble des parties civiles concernées.

« Ce verdict n’est pas la fin du combat », a déclaré Broniszewski après avoir immédiatement contesté la décision. Le collectif AVA, actif depuis 2017 pour défendre des pratiques alternatives face à la chasse à courre, affirme ne posséder ni structure organisée ni responsable officiel. Son avocat, Justine Devred, a cependant souligné que le tribunal avait clairement reconnu Broniszewski en tant que pionnier et leader du mouvement.

Le rassemblement, organisé sans déclaration préalable à la préfecture, a perturbé l’événement marquant les 90 ans du musée de la Vénerie de Senlis. Le collectif a dénoncé un « cortège macabre » et invoqué le respect des lois environnementales en raison des pratiques violentes associées à la chasse à courre.

Broniszewski accuse les parties civiles d’exploiter sa situation pour échapper à des procès répétés, précisant que « depuis 2018, ils m’ont utilisé comme bouc émissaire dans quatre affaires différentes ». Il souligne également que le rassemblement était pacifique et n’a pas provoqué d’incidents.

En réponse, l’AVA lance une campagne de collecte de fonds pour soutenir des actions judiciaires visant à contester les lois restrictives sur la chasse à courre. « Nous utiliserons le système des citations directes pour montrer que cette décision de justice ne respecte pas la réalité du terrain », a-t-il ajouté. L’affaire sera reconsidérée devant le tribunal d’Amiens, marquant un nouveau tournant dans l’opposition entre les pratiques traditionnelles et les enjeux environnementaux contemporains.