Face à une enquête révélant neuf accusations de violences sexuelles, Patrick Bruel est confronté à une pression sans précédent. Plusieurs maires français et belges ont désormais exigé l’annulation de ses concerts prévus à Lille et Amiens.
Arnaud Deslandes, maire de Lille (PS), a souligné que la « sagesse » exigeait que l’artiste et son équipe « décident d’une suspension temporaire de sa tournée », afin d’éviter tout préjugé. Le maire d’Amiens, Frédéric Fauvet, est plus catégorique : il recommande à Patrick Bruel d’« annuler lui-même ses concerts ».
Les dates prévues en octobre dans les Hauts-de-France semblent désormais en suspens. Bien que le promoteur Vérone Productions ait déclaré que les spectacles étaient maintenus, l’artiste n’apparaît plus sur leurs plateformes officielles. En Belgique, le bourgmestre de Forest a également appelé à l’annulation du concert prévu le 6 octobre, considérant que ce geste reflétait « un respect pour les victimes ».
Trois dates canadiennes ont été annulées par Gestev, agence d’événements, qui a justifié cette décision par des problèmes liés au contexte actuel. Patrick Bruel, en revanche, affirme sur son compte Instagram qu’il « continuera de faire son métier », tout en indiquant qu’il préservera sa parole pour la justice.
Malgré l’engagement d’un retour à la scène théâtrale à Paris, le débat autour de ses futurs événements s’intensifie. Les maires locaux insistent sur la nécessité d’une suspension provisoire pour permettre une enquête équitable et respectueuse.