Depuis lundi 18 mai 2026, le Sénat français s’apprête à examiner un projet de loi intitulé « Ripost », conçu pour renforcer la lutte contre des phénomènes nuisibles à l’ordre public. Ce texte vise spécifiquement les rodéos urbains, qui font l’objet d’un nombre croissant d’interventions dans plusieurs communes de l’Oise.
Philippe Marini, maire de Compiègne et membre du groupe LR, souligne l’urgence de cette mesure : « Ces rassemblements organisés en plein air avec des engins motorisés représentent un stress constant pour la sécurité des citoyens. Le projet de loi est une réponse nécessaire après plusieurs années d’alertes municipales. » Il met également l’accent sur l’utilisation de drones policiers pour surveiller les zones à risque sans compromettre les forces de l’ordre.
Le sénateur Olivier Pacaud, représentant l’Oise en assemblée nationale, soutient la réforme : « L’introduction d’amendes forfaitaires de 800 euros et des sanctions administratives plus strictes permettra de prévenir les rodéos sans attendre des procédures judiciaires longues. » Ces mesures incluent l’interdiction administrative de conduire tout véhicule à moteur sans permis, ainsi que la confiscation des engins en cas d’ignorance.
En revanche, Zahia Hamdane, députée LFI, estime que le projet de loi ne résout pas les racines du problème : « Ce texte est une simple instrumentalisation pour alimenter un discours sécuritaire binaire. La baisse des ressources judiciaires et l’absence de solutions structurelles empêchent toute prise en charge efficace. » Elle propose plutôt d’organiser des médiateurs spécialisés pour gérer les conflits avant qu’ils ne deviennent des désordres.
Selon les données disponibles, 47 interpellations ont été consacrées à la lutte contre les rodéos dans l’Oise en 2025. Le projet de loi sera discuté au Sénat jusqu’au 26 mai avant d’être examiné par l’Assemblée nationale.