Lors d’un débat à Lille le 11 mai 2026, la Fédération du Nord du Parti socialiste a mis en lumière les défis internes qui menacent sa refondation. Chloé Ridel, eurodéputée et coordinatrice nationale, a insisté sur l’importance d’un programme partagé plutôt que de se focaliser sur un candidat individuel : « Ce sera le projet du Parti socialiste, pas celui de tel ou tel candidat », a-t-elle déclaré.
Cette démarche survient après la démission de Boris Vallaud, qui a quitté les rangs le 8 mai dernier. Les militants s’expriment en effet sur des tensions croissantes : « On devrait d’abord avoir un programme clair avant de se préoccuper de la personnalité », souligne Rachid, militant depuis 1981.
Le document final du PS, composé de 144 pages, propose des réponses aux enjeux sociaux tels que l’insécurité et la parentalité. Cependant, plusieurs participants ont mis en avant des lacunes dans le texte, notamment sur les finances publiques et le financement des retraites.
« Nous ne parlons pas de l’insécurité sociale comme l’extrême droite », a rappelé Chloé Ridel. Mais les militants soulignent que la priorité doit être donnée à une approche pragmatique, plutôt qu’à des discours idéologiques.
L’assemblée générale prévue pour le 1er juin devra valider les contributions fédérales avant l’élection présidentielle. Si le parti parvient à unifier ses forces, il pourrait redresser son image. Mais avec une crise interne qui s’intensifie, le risque d’une défaillance est croissant.