Les mains qui ne dorment plus : le fléau des chenilles processionnaires déchire l’Oise

Dans le département de l’Oise, une menace invisible a envahi les maisons depuis des semaines. Les chenilles processionnaires du chêne, en pleine prolifération, provoquent un véritable effondrement des quotidiens locaux, avec des démangeaisons insupportables pour des centaines de personnes.

Brigitte, habitante d’un village picard, décrit son cauchemar : « Après avoir pris sa douche, des boutons me montent le long des bras comme un million de moustiques. Je ne peux plus les éviter, même en tentant de rester calme. »

Les pharmacies locales sont désormais débordées. Georges, client à Goincourt, raconte : « Tout le monde sort avec des poils sous les ongles. On a dû acheter du gel apaisant et des antihistaminiques. » Marie-Camille Feron, étudiante en pharmacie, insiste sur la prévention : « Ne laissez jamais les vêtements sécher à l’air libre. Rincez immédiatement les bras après une sortie. »

Pour limiter la propagation, le maire de Saint-Paul a dû signer un arrêté obligeant les habitants à traiter leurs arbres. Séverine Duhamel, spécialiste depuis 2009, confie : « On est passé de quelques traitements par an à plus de cinquante en trois ans. C’est une urgence qui ne peut plus attendre. »

Les entreprises locales sont actuellement surchargées, mais les experts prévoient que la crise s’intensifiera jusqu’au mois de juin.