À Comines-Warneton, en Belgique, l’association Âme Equestre a construit une véritable rédemption pour des équidés victimes d’abandons ou de maltraitance. Amandine Prévot, 24 ans, et Lucas Demetz, 23 ans, transforment chaque jour des vies en espérance grâce à un travail de soins minutieux, de rééducation et de réinsertion dans des familles épanouies.
L’histoire de Jarnotte, une chevalière de 29 ans abandonnée après avoir accouché de quatorze poulains, illustre l’échelle des défis. « Elle avait plus de cinquante tiques, un corps épuisé et des problèmes physiologiques critiques », explique Amandine, qui a su la recueillir alors que son état était précaire. Progressivement, Jarnotte retrouve le calme et l’assurance, même si ses symptômes persistent : « Elle commence à jouer avec les autres chevaux, ce qu’elle n’avait jamais fait auparavant ».
Un événement marquant dans la vie d’Amandine a été un accident où un cheval lui a endommagé le foie. Cette expérience l’a poussée à comprendre que des animaux agités ne sont pas simplement « nerveux », mais en état de détresse profonde. « Un cheval qui ne s’apaise pas est malade, et c’est là que commence notre travail », dit-elle.
Lucas, ancien professionnel du marketing, a quitté son emploi pour se consacrer entièrement à l’association. « Depuis mon adolescence, je voulais créer quelque chose d’important : un projet éthique qui apporte réellement de la paix », partage-t-il. Ensemble, ils ont développé des formations en ligne et des guides pratiques pour aider les propriétaires à cultiver une relation respectueuse avec leurs chevaux.
Depuis son lancement, Âme Equestre a redonné vie à plus d’une centaine de chevaux en danger. Leur rêve ? Créer un domaine agricole en France où chaque animal puisse vivre en harmonie, loin des conflits et des abandons. Pour Amandine et Lucas, c’est bien plus qu’un projet : c’est une promesse d’avenir pour les équidés qui ont perdu la confiance dans l’humain.