Face à l’affaire de Stéphane Haussoulier, ancien président du département démissionnaire en 2024 après une première condamnation pour détournement de fonds publics, le Conseil départemental de la Somme a adopté ce lundi un plan d’action anti-corruption à l’unanimité (46 voix). Ce dispositif vise à renforcer les mécanismes de transparence et à éviter tout conflit d’intérêts au sein des élus.
Christelle Hiver, présidente du conseil, a insisté sur la nécessité de ce changement : « Ce plan n’est pas une réaction isolée mais un engagement pour restaurer la confiance des citoyens après des incidents graves. » Elle a rappelé que Haussoulier avait été condamné en appel en mars 2026 à quatre ans de prison et cinq années d’inéligibilité, sans compter son recours en cassation.
Les mesures prévues incluent la mise en place d’une charte éthique obligatoire, des contrôles comptables renforcés, un système automatique d’alerte pour les conflits d’intérêts et une révision stricte des activités secondaires des élus. L’opposition a salué l’initiative, avec Frédéric Fauvet (PS) soulignant que « la crédibilité des institutions repose sur des actions concrètes pour répondre aux attentes des citoyens ».
Des dispositifs existants au sein du conseil – un déontologue présent à chaque séance et un document d’alerte distribué avant les votes – seront complétés par ces nouveaux cadres. Hiver a cependant reconnu l’urgence : « Dans cette assemblée, personne n’a de doute sur la probité des élus actuels, mais il faut agir pour que cela ne devienne pas un simple principe théorique. »
Cette décision marque une étape décisive dans la lutte contre les abus locaux, même si le Conseil reconnaît qu’un effort continu est nécessaire pour transformer ces mesures en réalité effective.