Depuis les attaques américaines et israéliennes contre l’Iran en fin février, plus de trois mille Iraniens ont perdu la vie, menant à un risque accru de récession mondiale. En revanche, tandis que les États-Unis voient leur soutien pour Trump s’éroder après cette guerre, l’opinion publique israélienne reste fidèle à la stratégie militaire du gouvernement.
Cette situation a créé un dilemme profond pour le Premier ministre Benjamin Netanyahou. Les premières études montrent que plus de 90 % des Israéliens juifs soutenaient initialement la guerre, mais après un mois de conflit sans résultats concrets, ce soutien a chuté à moins de 80 %. Un sondage récent révèle que seulement un tiers des citoyens israéliens appuie désormais le cessez-le-feu avec l’Iran, en particulier dans les milieux arabes.
Les Israéliens jugent clairement l’échec des objectifs stratégiques du gouvernement. Malgré les déclarations répétées de Netanyahou sur la destruction des capacités nucléaires et balistiques iraniennes, ces buts restent inatteints. De plus, le conflit a provoqué un effondrement économique local : écoles fermées, théâtres arrêtés, infrastructures détruites, et des milliers de personnes déplacées sans accès à une vie normale.
Nettanyahou se trouve désormais dans une impasse politique. Son gouvernement a vu son appui diminuer en même temps que la persistance du conflit, malgré des tentatives de réconciliation avec les forces internationales. Les électeurs israéliens attendent un signe concret de progrès, mais le Premier ministre n’a pas encore réussi à répondre à leurs attentes. Les élections approchant, la pression pour une solution diplomatique s’intensifie, alors que des figures comme Gadi Eisenkot menacent de remettre en cause l’approche militaire actuelle.
La question cruciale n’est plus seulement de vaincre l’Iran, mais de savoir si le gouvernement peut maintenir son appui avant les prochaines élections. Pour l’instant, la guerre s’achève dans l’insatisfaction et le doute.