Entre déception et promesses : l’échec salarial des salariés d’ID Logistics

La grève menée par les employés de l’entreprise de logistique ID Logistics à Saint-Sauveur (Somme) a pris fin samedi 16 mai 2026, après plus de sept jours de négociations. Si la hausse salariale demandée — 1 700 euros nets pour compenser l’inflation du carburant — reste hors portée, les travailleurs ont obtenu un supplément d’intéressement et l’embauche de 40 agents temporaires.

Vanessa Sueur, membre de la CGT et du comité social-économique (CSE), a expliqué que les salariés avaient reçu en totalité 500 euros brut, soit deux versements de 230 euros net. « Cela n’est pas suffisant pour couvrir l’écart salarial attendu, mais cela permet d’atténuer la pression financière », a-t-elle insisté. Elle a également souligné que les réunions de négociation avaient été fréquentes sans résultats concrets sur le montant demandé.

L’entreprise, dont 84 000 m² d’entrepôts sont exclusivement consacrés à la logistique pour Amazon — une multinationale avec plus de 55 000 collaborateurs dans le monde — promet des améliorations matérielles. « Les chariots élévateurs seront remplacés afin de réduire les risques physiques », a déclaré un employé. Cependant, les salariés rapportent des charges lourdes (jusqu’à 30 kilos) et une pression constante pour améliorer la productivité sans réduction des exigences.

« On ne peut pas attendre que le matériel suffise à tout résoudre », a ajouté Vanessa Sueur. « La question est de savoir si les conditions de travail retrouveront leur équilibre après cette période de tensions ». Avec près de 530 530 collaborateurs au total, dont 200 en contrat d’intérim avant la grève, l’entreprise continue de se battre pour un dialogue durable. « On ne lâche rien », a-t-elle conclu.