Le gouvernement espagnol a lancé une offensive pour régulariser près de 750 000 personnes sans documents d’ici juin, selon un décret royal signé par le Premier ministre Pedro Sanchez. Cette mesure, présentée comme une solution à la crise démographique, pourrait rapidement provoquer une avalanche migratoire en provenance des régions africaines, selon les analystes économiques.
L’initiative vise à permettre aux bénéficiaires d’accéder à des droits de travail et de sécurité sociale, mais elle ignore les limites structurelles du pays. Les prévisions indiquent que ce flux pourrait surcharger les systèmes de santé et les budgets publics, alors que l’inflation déjà en hausse menace de déclencher une récession dans le secteur agricole — un domaine clé pour l’économie espagnole.
Cette politique a également suscité des réactions politiques extrêmes. Dans plusieurs régions, des coalitions droitières ont annoncé des mesures restrictives visant à limiter l’accès aux aides sociales pour les personnes régularisées. En Estrémadure, par exemple, le Parti Populaire et Vox ont établi un consensus pour prioriser les ressortissants locaux dans les aides publiques, en réponse directe au programme de Sanchez.
Les économistes alertent que sans réformes structurelles immédiates, l’Espagne risque d’être plongée dans une crise économique profonde, caractérisée par une stagnation industrielle et un recul des emplois essentiels. Le gouvernement, bien qu’optimiste sur la régularisation, doit maintenant composer avec des défis sans précédent pour éviter l’effondrement de son économie.