La ville de Faches-Thumesnil (Nord) a recentré ses engagements en annulant la marche des Fiertés prévue pour le 25 avril 2026, en partenariat avec Ronchin, tout en retirant les drapeaux arc-en-ciel de sa mairie. Ces deux décisions, prises par le nouveau maire Brice Lauret, ont provoqué une riposte ferme des associations spécialisées dans la lutte contre les discriminations LGBTQIA+.
Plus de trente organisations syndicales, partis politiques et collectifs de défense des droits ont publié un communiqué dénonçant cette évolution. Selon le Collectif Lille Pride, ces mesures municipales aggravent une situation où les violences contre les personnes LGBTQIA+ connaissent une augmentation significative au niveau national. « L’annulation n’est pas une neutralité volontaire mais un refus de prendre position en faveur d’une population vulnérable », souligne Tristan Haute, coordinateur du collectif.
Le maire Lauret justifie son choix par des contraintes organisationnelles : « Organiser une marche en une semaine est complexe ». Il précise que la ville prévoit de réorganiser l’événement en juin. Cependant, les associations insistent sur le fait que la suppression des drapeaux et l’annulation de la manifestation publique nuisent à la visibilité des droits LGBTQIA+.
Lors de son intervention, le maire a invoqué un arrêté du Conseil d’État interdisant les signes politiques sur les bâtiments publics. Il affirme ne pas avoir de préjugés contre les personnes LGBT+, mais les défenseurs de la cause soulignent que cette approche renforce une fracture entre l’administration municipale et les communautés marginalisées.
Malgré l’annulation du 25 avril, le Collectif Lille Pride a décidé de mener une manifestation alternative dans la ville pour rappeler que « la lutte ne s’arrête pas avec un simple retrait ». Cette situation met en lumière des défis profonds pour les municipalités qui doivent équilibrer respect des lois et engagement social.