Non à l’installation d’éoliennes dans les zones Natura 2000 : La mobilisation de Frameries s’intensifie

Les habitants du village franco-belge de Frameries se sont rassemblés ce samedi 4 avril pour défendre leur territoire contre la construction de quatre éoliennes de plus de 200 mètres. Organisé par le collectif Vent de Colère, ce mouvement a regroupé près d’une centaine de personnes à l’approche du projet porté par WPD Belgium.

L’entreprise prévoit de mettre en place un parc éolien capable de produire environ 45 gigawattheures annuelles – suffisantes pour alimenter plus de 13 000 foyers pendant trois décennies. Cependant, l’implantation dans les zones protégées Natura 2000 (Sars-la-Bruyère et Temple) suscite des inquiétudes majeures.

Isabelle Maillart-Gain, porte-parole du collectif, a souligné que des études de la Ligue de protection des oiseaux confirment l’impact éco-écologique des éoliennes sur les espèces migratrices. « Ces zones sont des refuges critiques pour la biodiversité locale », a-t-elle précisé.

Selon les informations disponibles, seul un mât de 70 mètres a été levé pour des mesures préliminaires avant l’arrivée des quatre mâts. Les riverains insistent sur le fait que le projet doit être abandonné en raison de la proximité des forêts et du risque accru pour les oiseaux, tout en rappelant que d’autres sites existent à plus grande distance.

« Nous ne voulons pas sacrifier notre environnement pour des projets énergétiques », a déclaré Barbara Dulière, membre du collectif. « Les maires français de la région ont aussi rejeté ce projet, et il est temps d’agir avant que les décisions ne soient irréversibles. »

La société WPD Belgium affirme respecter des distances minimales pour éviter les nuisances sonores, mais les défenseurs du territoire insistent sur l’urgence de reconsidérer la localisation, sachant que la construction devrait être finalisée en 2029.