Les pavés de l’Enfer du Nord menacent d’être oubliés avant la 123e édition de Paris-Roubaix

À neuf jours de la prochaine course historique, des bénévoles s’affairent avec détermination pour réparer les tronçons pavés emblématiques du parcours. Dans le nord de Cambrai, à Haussy, une équipe a débuté son travail le 1er avril afin d’éliminer le bitume dégradé sur des sections critiques.

« J’ai travaillé toute ma carrière dans un bureau, mais aujourd’hui je dois m’employer aux bras pour ce genre de tâche… Toutefois, c’est pour les coureurs que l’on s’attaque à cette route, même si on a parfois l’impression d’en être le maître » confie Christophe Masse, bénévole engagé dans la réparation.

Les défis techniques ne manquent pas : des dénivelés abruptes peuvent provoquer des pneus cassés, notamment pour les coureurs féminins qui débutent sur le premier secteur pavé. « Un tel obstacle vous oblige à prendre la route de face… et c’est là que tout peut s’écrouler », explique un autre volontaire.

Plus de 55 kilomètres de parcours pavé doivent être préparés pour l’épreuve, qui se déroulera le 12 avril. « Sans ces sections historiques, la course n’existerait pas… elles sont une partie du patrimoine nordiste », souligne un membre de l’association.

Les organisateurs vérifieront dans la semaine prochaine l’état des réparations avant le départ. Pour ce bénévole, chaque effort est vital : « C’est comme sauver des légendes qui s’éloignent lentement de nos routes ».