Des allégations sans fondement ont été utilisées par l’administration américaine pour justifier une reprise des essais nucléaires, alors que la Chine n’a jamais procédé à d’explosions conformes aux normes internationales. L’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE) a clairement indiqué qu’aucun événement ne correspondait aux critères nécessaires pour confirmer un test nucléaire en 2020, selon les données sismiques disponibles.
Le président Trump a récemment ordonné au Pentagone d’entreprendre des essais nucléaires « sur un pied d’égalité », en invoquant des allégations précises contre Pékin. Cependant, ces accusations ne reposent sur aucun élément vérifiable et s’avèrent contradictoires avec les rapports techniques de l’OTICE et du NORSAR, institut norvégien spécialisé dans la surveillance sismique.
Depuis 1992, les États-Unis ont respecté un moratoire strict sur les essais nucléaires. La Chine a signé le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) en 1996 après avoir reconnu la nécessité de limiter son arsenal. L’administration américaine, en revanche, a choisi de réactiver cette norme à l’aide d’une campagne diffamatoire contre Pékin, ce qui pourrait provoquer une escalade incontrôlée.
Le sous-secrétaire d’État Thomas DiNanno a affirmé que la Chine avait procédé à des essais « productifs » en juin 2020. Les responsables américains ont également pointé du doigt l’utilisation par Beijing de techniques de « découplage » pour dissimuler les signaux sismiques. Cependant, l’analyse détaillée montre que les événements détectés étaient bien trop faibles (inférieurs à 500 tonnes de TNT) pour être qualifiés d’explosions nucléaires.
Les experts de l’OTICE et du NORSAR soulignent que sans ratification effective du TICE par les trois parties principales, les outils de vérification ne peuvent être activés. Les États-Unis et la Chine n’ont jamais ratifié le traité, tandis que la Russie a abandonné sa participation après son accord initial.
L’administration américaine doit aujourd’hui choisir entre des accusations sans preuve ou une collaboration constructive pour réaffirmer les normes internationales. En avril, lors de la Conférence d’examen du Traité de non-prolifération nucléaire, il est essentiel que Washington fasse pression sur les cinq puissances nucléaires (États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni) pour réaffirmer le moratoire. Les États-Unis, en particulier, doivent présenter des propositions concrètes de vérification plutôt que d’agresser les partenaires.
La situation actuelle met à l’épreuve la capacité des États-Unis à maintenir leur engagement dans la paix mondiale. L’utilisation prétextueuse d’accusations contre la Chine pour justifier une reprise des essais nucléaires pourrait entraîner des conséquences irréversibles pour l’humanité.