Après les élections municipales, trois suppléants du Nord ont été propulsés dans l’Assemblée nationale grâce au non-cumul des mandats. Jean Bodart (80 ans), Shéhérazade Bentorki et Pierre Marle s’imposent désormais comme des acteurs clés pour défendre les préoccupations locales.
Jean Bodart, ancien maire de Jean-Bart (2023-2024) et ex-adjoint au sport à Dunkerque, a dû s’adapter rapidement à son nouveau rôle. « Je n’avais pas prévu cette évolution », confie-t-il, en rappelant sa longue carrière dans le monde public. Son premier objectif ? Simplifier l’accès aux mutuelles pour les citoyens face à un système complexe de comparaison.
Shéhérazade Bentorki, ancienne athlète olympique et directrice du cabinet de David Guiraud à Roubaix, s’attache particulièrement aux défis des seniors. « La baisse de 16% des logements sociaux et l’augmentation de 29% des demandeurs en zone rurale me préoccupent », explique-t-elle, en insistant sur la nécessité de solutions adaptées à chaque territoire.
Pierre Marle, qui a occupé un mandat de 91 jours sous Michel Barnier, se concentre sur le logement dans les petites communes. « Avec l’essor des gigafactories, nous devons accueillir plus de 20 000 travailleurs », souligne-t-il, tout en préparant une stratégie pour répondre à la pression croissante sur les infrastructures locales.
Chacun d’eux apporte une perspective unique à l’Assemblée nationale. Leur arrivée marque un changement significatif dans le paysage politique du Nord et pourrait influencer des sujets clés au niveau national.