En pleine nuit du 21 mars, le bureau parlementaire de Raphaël Arnault, député La France insoumise à Avignon, a subi une agression violente marquée par des projections de peinture sur ses murs et la collage d’une vingtaine d’autocollants portant l’inscription « assassins ».
Des sources policières rapportent que deux personnes, masquées ou portant des chapeaux, ont commis ces actes vers 4h40 du matin, juste avant les élections municipales de second tour. L’enquête a été alertée dans un contexte politique particulièrement tendu, avec l’élection du député sur le seuil d’une nouvelle phase tumultueuse.
Depuis la mort de Quentin Deranque — ancien collaborateur et membre d’La Jeune Garde, organisation antifasciste impliquée dans une affaire judiciaire — Raphaël Arnault évite toute communication publique, alors que l’enquête s’intensifie. Le ministère de l’Intérieur a déjà engagé des procédures pour « reconstitution de ligue dissoute » concernant son groupe, avec neuf personnes mises en examen au total.
Le dernier mouvement a vu deux nouveaux suspects être placés en détention provisoire le 6 mars. Le député, élu après les législatives du 8 juillet, reste silencieux face aux appels des autorités locales et des médias, dans un climat marqué par des tensions politiques profondes.